Et voilà une saison de plus dans le sac ; quoique ceux qui pensent s'en tirer à bon compte oublient que l'Euro débute dans 8 jours ! Ce qui m'oblige à faire le bilan de l'exercice avant cette échéance ; le tout en plein Roland-Garros, pas évident. Premier mot d'ordre: Objectif atteint pour les 3 formations, à savoir le maintien ; non, je ne fais pas mon Guy Roux, la prudence était de mise en présence d'un promu (Stella-Maris), d'une formation qui jouait simplement sa 2è saison en L1 (Valenciennes), et d'une autre qui s'était sauvée in-extremis ces deux dernières saisons (Brest). La satisfaction ne se limite pas à cet objectif vital, puisque le maintien a été LARGEMENT atteint : Stella-Maris 2ème, Brest 7è, et VA 13è (sans jamais ê inquiété car cette place est la plus mauvaise que le club aura occupé cette année). Au rayon des regrets, c'est surtout la Stella-Maris qui a de quoi en aviver, puisqu'elle a basculé en tête à deux journées de la fin, avant de s'effondrer inexplicablement *à Guipavas (6.0), ce dont ont profité Quimper et Chateaulin pour repasser devant. Le barouf-d'honneur devant Châteaulin (4.1), s'il permit aux Douarnenistes de doubler leur hôte (et de rester invaincus à domicile), fut insuffisant car Quimper l'emporta aussi. Félicitons néanmoins ce club pour sa constance depuis la saison 2001/2002: 2è, 2è, 3è, 1er, 3è, 2è, 2è . [* quoique c'est la 3è fois en un an et demi que l'équipe perd 6.0 ; qd elle passe au travers elle ne le fait pas à moitié !]
Pour Brest, dont le recrutement, s'il ne payait pas de mine, s'avéra malin (Mercato compris avec des gars comme Kantari et Poyet, qui ont aussitôt resigné), on regrettera surtout ce 32è de finale contre Monaco qui bascule dans les arrêts de jeu (1.1) et nous échappe en prolongations. C'était l'occasion de faire parler un peu du club car, si Brest a réalisé son meilleur classement depuis sont retour en L2 (2 places et 2 pts de mieux qu'il y a trois ans), il aura traversé cette saison dans un relatif anonymat, faute d'avoir pu se mêler à la lutte pour la montée ; la saison 2004/2005 restera ainsi globalement la meilleure (malgré une 9è place peu représentative), puisque le Stade en fut l'un des animateurs, l'une des révélations ; 1er après 10 journées, les Brestois étaient encore 4è à trois matchs de la fin. Pour le championnat écoulé pas de gros regrets, même si l'écroulement de Troyes a redistribué les cartes sur la fin ; mais il faut être bien plus régulier pour figurer sur le podium, ce qui n'a pas été le cas pour Brest : un premier tiers correct (7è après 11journées), un 2ème flaiblard (13è après 24 journées - 2 victoires et 7 défaites sur cette période), et un 3è excellent (8 victoires, 5 nuls, une défaite). De nouvelles ambitions pourraient naître à l'aune de cette belle fin de saison mais on sait que la vérité d'un jour (...). Il suffit de voir le parcours d' Amiens, qui échoua aux portes de la L1 l'an passé, et lutta cette fois pour le maintien jusqu'au bout. Saluons aussi les Brestois pour leur bon état d'esprit : aucun carton rouge en championnat, 2è au classement du fair-play pour la 2è année consécutive, pas de démobilisation une fois le maintien acquis, comme en témoignent ces victoires successives contre des formations concernées par la descente (Amiens, Châteauroux, Boulogne). Un rôle d'arbitre que n'a pas su jouer Valenciennes, trop mauvais à l'extérieur pour pouvoir accrocher en fin de parcours des équipes comme Auxerre ou Toulouse... et contribuer ainsi au sauvetage des cousins Lensois ! VA, plus mauvaise équipe à l'extérieur avec une victoire pour 13 défaites : les horribles maillots jaunes fluo n'auront porté chance qu'une fois, devant mes yeux au Moustoir ; je n'avais pas conscience d'assister ce jour-là à un petit événement ! [En août 2004, j'assistais inversersement, pour mon match annuel à Brest, à l'unique défaite à domicile de la saison ! ]
A part ça les choses les plus marquantes : en L1, une passionnante dernière journée avec du suspens à tous les étages et 43 buts à la clé (mais de là à conclure que le championnat était à l'image de cette dernière journée, c'est à dire extraordinaire et époustoufflant, comme l'ont dit Balbir et Thiriez à France 2 Foot le lendemain.. faut qd même pas pousser ; il n'y a qd mê pas eu bcp de buts cette saison et une floppée de 0.0) J'ai pu écouter le multiplex sur Europe, profitant honteusement de l'absence de Delphine, mobilisée par la Nuit des Musées, pour m'adonner à ces vils penchants. Pour le titre, le suspens fut si fugace que j'eus le temps de voir le but lyonnais à la télé avant que Canal ne passe en crypté ; pas de miracle mais bravo aux Girondins pour avoir repoussé le sacre lyonnais le plus loin possible ; 7ème titre quand même, où ça va s'arrêter ? (et de regretter que Lens en 2002 et Monaco en 2004 n'aient pas tenu la distance pour retarder l'échéance ou marquer cette hégémonie d'une entaille). C'est un peu dur pour Nancy qui perd son 1er match à domicile et sa 3è place avec. La seule safisfaction reste donc le sauvetage du PSG même si l'idéal eut été que ce soit Toulouse qui descende plutôt que Lens. J'ai tremblé pendant une dizaine de minutes, après l'égalisation sochalienne et le 2è but Toulousain coup sur coup (75è) ; un but lensois ou un nouveau but sochalien envoyait Paris en Ligue 2.
Sinon j'ai été marqué par le cruel scénario réservé aux Chamois niortais qui descendent en National à cause d'un but encaissé dans les arrêts de jeu ; lutter pendant dix mois et prendre un but synomyme de relégation à qq secondes du terme (qui plus est contre l'équipe qui se sauve à ta place ! en l'occurence Boulogne) ; l'horreur absolue... Sidérant aussi l'effondrement de Troyes à qui la L1 semblait promise et qui termine sur une série de 11 matchs sans victoire ; d'autant plus étonnant que cette calamiteuse série fait suite à une autre, exceptionnelle, de 8 victoires en 9 matchs. Notons que le grain de sable ds la belle mécanique, fut une défaite à domicile contre Brest (1.3).
Une belle saison pour le football breton : Rennes finit régulièrement dans le premier tiers du championnat (tout en étant systématiquement irrégulier sur l'ensemble de la saison, c'est assez incroyable) ; Lorient finit comme l'année dernière, tranquille en milieu de tableau ; ça me rappelle le début des années 80 quand Brest s'installait dans l'élite (7 saisons consécutives); Nantes remonte aussitôt. Vannes accède en L2 pour la permière fois de son histoire. Le football breton ne s'est jamais aussi bien porté puisque le record de représentants en L1 et L2 a été égalé (5 ou 6 avec Nantes), et mê battu si on considère que la L2 était moins élitiste quand cela s'est précédemment produit (3 fois). Pour info le 5è breton était alors Quimper qui, coatché par l'ancien brestois Ronan Salaün, monte en CFA cette année ; la transition est parfaite pour conclure par l'habituel couplet sur "ces chers disparus", à savoir ces équipes qui ont peuplé mon imaginaire au travers des albmus Panini, de "l'Equipe" -jaune- du lundi ou des premiers multiplex sur Europe (Jean-Lou Lafont) ou France-Inter (Jacques Vendroux): on récupère Tours et enfin Nîmes, galavanisé par l'arrivée au mercato de l'incroyable et inusable baroudeur qu'est Robert Malm; l'ancien brestois et lorientais a dû claquer une quinzaine de buts sur lesmatchs retour. Déceptions pour les accessions en National: Pacy-sur-Eure met Dunkerque et Rouen d'accord, alors que Croix-deSavoie coiffe Besançon sur le poteau dans un autre groupe... Pas trop de nouvelles de Lucé, Tavaux , Montmorillon ou Thonon-les -Bains en revanche
Sportez-vous bien et profitez au mieux de cet Euro alpestre !