Ce blog est en quelque sorte le prolongement de Net plus Ultra, livre co-écrit avec Laurent Quéré et retraçant les conversations sur Internet d'un groupe de trentenaires pendant 3 ans
Hier soir, plutôt qu’un énième match de foot j’espère que vous avez suivi le film de la 2, "l’Amour en douce" : toute la nostalgie et l’insouciance du milieu des années 80 transparaît ici…Quand tu vois la vignette 84 sur la Visa de Daniel Auteuil tu pleures (pendant que Jean-Pierre Marielle, débonnaire, circule en CX), tout comme devant la pub pour la confiture Andros qui passe à la télé (dans la télé) pendant que les mémés comparent Dallas à Dynastie.. L’amitié, l’amour la frontière entre les deux, la confusion des sentiments, la vie dissolue, les choix difficiles (le couple ou les potes ?), les maladresses de Daniel Auteuil…face à Sophie Barjac et une Emmanuelle Béart toute fraîche (bien que call girl), sans les lèvres pulpeuses et 19 ans de moins que dans le film de seconde partie de soirée où elle incarne cette fois...une entraîneuse de bar…
Bref un film léger et relativement insignifiant mais néanmoins culte, sans doute parce qu’il est léger et insignifiant justement et qu'il fut peut-être le prélude à l’union entre Béart et Auteuil, laquelle atteindra son apogée dans « Un cœur en hiver » de Claude Sautet, où Emmanuelle au sommet de sa beauté (juste avant le dérapage chirurgical visible dans le film suivant, Nelly et Monsieur Arnaud, de Sautet encore) tombe amoureuse d'un Auteuil poignant en semi-schizophrène mais n'arrive pas à faire fonder la glace, et surtout parce qu’il démarre ET se termine par le sublime générique « Que la vie me pardonne », chanté par Auteuil lui-même (qui s’endort sur la banquette de skaï du taxi qui le ramène ivre à la maison), morceau classé d’ailleurs 35ème dans mon « top 50 des titres qui ont dû entrer un jour au top 50 » - NPU page 224.