Ce blog est en quelque sorte le prolongement de Net plus Ultra, livre co-écrit avec Laurent Quéré et retraçant les conversations sur Internet d'un groupe de trentenaires pendant 3 ans
Quand je vais au lavomatic, je me déshabille dans la boutique pour mettre les habits du jour dans la machine, afin de rentabiliser au mieux mon paquetage ; et vous ? D’aucun dirait que je ferais mieux de mettre le tout dans un grand sac et hop ! à la poubelle, …et de me précipiter aux soldes me refaire une garde-robe ; oui je sais, je vis un peu trop sur mes acquis, je déteste tellement faire les magasins que je renouvelle mes fringues à dose homéopathique ; je repars souvent pour une saison de plus dans le même équipage. Quand la mode est au juste au corps je continue à me balader avec des tee-shirts trop amples ou des pulls qui se replient vers l’intérieur au niveau des hanches, formant comme une bouée ; j’élude ici la question de la veste jean tâchée pour me concentrer sur celle des chemises qui aujourd’hui (non seulement s’ouvrent manuellement…) mais se porteraient dessus et non dedans. J’ai été confronté à ce fameux dilemme récemment à Rennes lorsque je prospectais en librairie pour placer mon livre. Avant de quitter la maison je testai déjà les deux options plusieurs fois sans être réellement convaincu ; je sortis in fine la chemise rentrée ; le long du quai de la Vilaine, progressant vers le centre-ville je n’étais pas à l’aise, engoncé, …pas moi-même quoi. On n’est pas à un mariage merde ! et je sors la chemise du pantalon ; « décontrachté ! chichichi ! ». C’est alors que je me vois dans une vitrine, la chemise au vent.. « Non ça va pas là, c’est grotesque ! » Le problème des chemises des années 90 est qu’elles sont longues car conçues pour être mises dedans justement. Du coup ça t’arrive à mi-cuisse, ça fait un peu chemise de nuit (trop décontracté). Et je rerentre la chemise fushia. J’arrive enfin à la hauteur de la librairie Privat,… mais continue mon chemin.. Allez, un tour du pâté de maisons pour résoudre une fois pour toutes cette histoire de chemise ! Et nouveau changement de stratégie, définitif cette fois.
La semaine dernière j’ai souri en regardant un film anglais qui m’a un peu fait penser à « Lost in the translation », une histoire entre une jeune femme et un mec âgé, sous fond de sommet du G8 à Reykjavik cette fois ; bref lors du premier rendez-vous (c’est à dire la 2è rencontre) le mec quitte le Ministère sapé à mort, hésite, défait et ôte sa cravate, relève son col, et poursuit sa route rajeuni et confiant… Mais à la scène suivante, on le voit entrer dans le resto encravaté! (et nu… non je plaisante).
Cette année je pense, aux détails pratiques
Je pars en vacances, au lavomatic
J’ai le sac au dos, la menue monnaie
Lessive et cadeau, en un seul paquet
(…)
Dans le jour qui décline, j’ai mal de ton absence
Et j’écoute la machine, tourner dans le sileeeeence
(Forent Marchet – les grandes vacances) Le lavomatic c’était hier, les grandes vacances c’est là maintenant tout de suite ! « mes vacances à l’hôpital » est un titre de Philippe Katerine ; mais c’était l’année dernière ça, cette fois ce sera forcément mieux, même si l’Ecosse vient de tomber à l’eau au dernier moment. A ciao-
fanch