Ce blog est en quelque sorte le prolongement de Net plus Ultra, livre co-écrit avec Laurent Quéré et retraçant les conversations sur Internet d'un groupe de trentenaires pendant 3 ans
Ils émaillèrent cette fin de saison footballistique, les derbys bretons. Le Landerneau retiendra surtout la finale de Coupe de France 100% breizh. Je m'étais pointé à la soirée chez Manue et Manu en supporter rennais, l'attirail valenciennois (maillot, écharpe, casquette) faisant pour l'occasion l'affaire. Mais peu importe l'issue après tout, mon derby avait déjà eu lieu la veille à Vannes. L'occasion pour moi d'aller revoir jouer le Stade Brestois, 3 ans après un sinistre 0.5 encaissé à Lorient (je m'étais barré à l'heure de jeu qd le FLC inscrivit le 3è but, Brest étant de surcroît réduit à 10). J'arrive à la bourre dans la petite tribune en fer (3 euros la place) à cause d'un vigile qui m'a interdit l'accès d'une rue subitement transformée en périmètre de sécurité. Obligé de faire un détour de près de 2 km. Du coup les places libres ne sont plus légion... je questionne pour un siège, c'est réservé... mais le mec, qui a un billet en tribune présidentielle, me propose d'échanger sa place contre la mienne ; bonne pioche, je me retrouve super bien placé, tout en haut, mais néanmoins dans mes petits souliers, c'est vaincre ou mourir pour le Stade Brestois. L'espoir prend rapidement corps avec un but de El Jadeyaoui puis un second de Socrier la réception d'un corner (cf photo). J'assistai donc au match qui remit les Brestois sur les rails d'un maintien qui ne tenait plus qu'à un fil ; un simple nul ce soir-là et ils pouvaient, je crois, se préparer à affronter Plabennec en National. Attention quand même, Brest s'installe dans une certaine médiocrité (3è mauvaise saison en 4 ans) alors que la réussite de son ancien président à Vannes, finaliste de la CDL et auteur d'une solide première saison en L2, a de quoi rendre jaloux.
Pour reprendre le fil des derbys, les 36è ou 37è journées nous réservèrent encore un Nantes-Rennes où les Canaris rejoints une fois de plus en fin de match dilapidèrent leurs dernières chances de maintien (triste), un Rennes-Lorient mettant aux prises deux formations à féliciter pour leur régularité depuis 3 ans et un nouvel échec de Brest contre Guingamp (aucune victoire depuis fin 2005 soit 8 matchs toutes compétitions confondues).
Mais l'événement de cette saison aux forts accents bretons, restera qd même la chute de l'OL, petit séisme du printemps, plutôt rejouissant car la résignation nous avait gagnés. Quelques semaines plus tard Rafaël Nadal mordait la poussière à Roland Garros après plus de trente victoires consécutives. La fin des hégémonies a du bon. Les colosses s'érodent ou n'est-ce qu'une respiration ? Le sacre de Bordeaux, plutot que l'OM, ajoute à mon plaisir. Il est intéressant de noter que les clubs qui ont prématurément annoncé le non-renouvellement de leur entraîneur se retrouvent Gros Jean comme devant : Marseille pour le titre, le PSG pour l'Europe. Inévitable perte de cohésion... Mais le constat vaut surtout pour Paris car l'équipe marseillaise semblait + au diapason avec son entraîneur et puis comment suivre les Girondins dans leur incroyable sprint final ? 11 victoires consécutives, record absolu ! Le PSG, un moment en lice pour le titre, puis pour la Ligue des Champions, n'obtiendra même pas un billet en UEFA, devancé par Toulouse et Lille à la différence de but. Quand on pense que sur les 5 derniers matchs, il a perdu à domicile contre Rennes et Auxerre, ainsi qu'à Valenciennes, et a fini par un nul contre Monaco au Parc, alors qu'un point de plus aurait suffit à accrocher un accessit... Dommage pour Paulo Le Guen.
Et pour finir, la petite histoire du but boulonnais contre Niort en mai 2008 ; comment un simple but peut avoir des répercutions énormes. Inscrit à la dernière minute de la dernière journée, il permit le sauvetage miraculeux des uns en L2 et la relégation cruelle des autres en National, mais préfigurait un destin encore plus radieux (accession en L1) ou funeste (nouvelle relégation). Parfois ça va très vite, comme pour Troyes et Amiens également, aux portes de la L1 il y a un ou deux ans, en National aujourd'hui.
Voilà... si vous trouvez des choses à ajouter.