Ce blog est en quelque sorte le prolongement de Net plus Ultra, livre co-écrit avec Laurent Quéré et retraçant les conversations sur Internet d'un groupe de trentenaires pendant 3 ans
Voici comment j’ai perdu deux écharpes en 3 jours ; c’était il y a juste un an lors de la semaine de la Saint-Patrick à Lorient, semaine décidément riche en événements, entre la dédicace de NPU chez Privat et les naissances de Gaétane Quéré et d’Eliott le fils de mon collègue Manu. Pour la Saint-Patrick donc, j’étais allé le jeudi soir au pub le Galway dans mon quartier. Le lendemain matin je ne trouve pas mon écharpe au moment de sortir, bizarre, je me félicitais pourtant d’avoir pensé la récupérer en fin de soirée… Eclair de lucidité à saluer après quelques pintes et déambulations dans le bar, happé par un groupe d’étudiants, puis un autre ou par des enseignants de l’UBS… « Ah ben voilà, j’ai oublié la dernière étape, le Red Rock café ! » J’avais suivi le petit groupe qui souhaitait prolonger la soirée qq mètres plus loin, …ou plutôt la lectrice irlandaise de la fac avec laquelle je n’avais pas eu le temps de discuter avant. Une étape de trop dans un bar de nuit un peu glauque, une étape pour rien car je ne pus aborder Michelle, affairée avec qq compatriotes ; j’adoptais comme souvent la position de l’observateur de l’ONU, attendant qu’on s’intéresse à lui plutôt que d’aller au front, et je sortis une heure après… sans mon écharpe que je ne retrouvai pas le lendemain. « Merde alors, mon écharpe noire ! celle que m’avait offerte Eloïse il y a qq années »
Le samedi soir retour au Galway pour bien finir cette journée particulière et plutôt réussie de dédicace ; pas de problème pour trouver du monde, il y a toujours quelques étudiants de mes IUP. Quand Julien et son pote s’en vont, je décide de rester encore un peu pour voir le concert de plus près ; face à moi, les escaliers sur lesquels j’ai déposé mes frusques… Quelques personnes y sont assises dont une nana qui, à un moment donné prend mon écharpe en main, l’observe et la repose… « Bah… et alors ? tout le monde est pote ici, bonne ambiance hein, convivialité ! » Et je me laisse bercer par la musique ; la fille part peu après, je me dis que je vais pas traîner non plus… Je rassemble mes affaires, et là…plus d’écharpe ! ! "J’y crois pas cette connasse me la piquée ! ! ! Ah l’enculée, et faire ça ici au Galway, quelle déception ! "
On appelle ça la loi des séries, après les lunettes de soleil il y a qq années : j’ai dû en consommer 3 ou 4 en un mois. Pourtant j’avais le même modèle depuis un moment (trop peut-être, 10 ans pas loin, vous savez, ces lunettes rectangles en plastique noir épais, qui cachent les yeux), abandonné un beau jour sur un terrain de tennis. Pendant ce mois maudit je me souviens avoir acheté une paire à Saint-Malo que je détruisais quelques heures plus tard à la pointe du Groin, en m’asseyant dessus au moment de reprendre le volant, bravo… Je m’égare, revenons aux écharpes : le lendemain dimanche 19 mars 2006, je prends ma voiture, je n’ai pas fait 10m que je vois une écharpe nouée à un poteau… C’est pour me torturer ou bien ? Ou alors c’est un signe du destin ! Bon elle est mauve, c’est moins discret que noire ou bleue marine mais ça peut le faire… L’idée me traverse donc l’esprit de faire demi-tour… Y'a une justice, rendez-moi ma part ! Bah...non quand même… elle m’a l’air gorgée d’eau…
Enfin tout ça n’est pas bien pas bien grave car quelque chose me dit que je n’ai pas tout perdu ce jour-là (par exemple depuis j’ai une écharpe du Valenciennes FC)