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Ce blog est en quelque sorte le prolongement de Net plus Ultra, livre co-écrit avec Laurent Quéré et retraçant les conversations sur Internet d'un groupe de trentenaires pendant 3 ans

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Recyclage

L'été s'éveille nonchalamment des limbes printanières... de l'achèvement des cours de guitare pourrait éclore une nouvelle activité à la rentrée prochaine tandis que ma réorientation professionnelle ou géographique est reportée d'un an... le Stade Brestois faisait sa mutation d'intersaison en toute discrétion, sans noms ronflants (Masson, Collet, Jeannel, Sitruck, Billy, Bouard... mouais..) avant qu’on apprenne l’engagement de Coco Martins, premier fleuron de la génération dorée à revenir sur les lieux du crime, comme directeur sportif... l'hémicycle change de couleur, le nuancier prenant à la surprise générale une teinte plus rose ; ces joutes électorales de printemps se terminaient enfin sur une bonne note, et personnellement sur une victoire dans le canton qui me concernait. Surprise par rapport aux prédictions simplement, car le score de la gauche est finalement assez fidèle à celui des présidentielles. Mais comme le ressenti d’une élection ne se fait qu’en réaction aux sondages…Une fois encore ceux-ci, qui annonçaient une déroute de la gauche, ont faussé le débat. Le soir du premier tour, lors du tour de table initial, le journaliste de F2 fit allégeance aux sondeurs pour l’excellence de leur pronostic pour la présidentielle. Je n’ai pas regardé l’émission la semaine suivante, mais a-t-on souligné qu’ils s’étaient cette fois complètement plantés ? Au lieu d’une fourchette de 60 à 110 sièges pour le PS ce fut 210 ! Je me suis d’ailleurs demandé comment on pouvait dès 20h01 annoncer sérieusement une estimation des résultats du second tour, qui revient en fait à additionner 500 estimations… Le débat tourna donc sur le coloris du futur camembert, c’est à dire sur la débâcle annoncée, quasi-historique de la gauche. L’information minimale recherchée au soir d’un premier tour fut occultée, et pratiquement impossible à trouver dans les médias généralistes, télé, radio ou presse régionale le lendemain : c’est à dire le nombre de députés élus dès le premier tour, leur couleur, le nombre de ballottages très favorables pour tel ou tel parti, le nombre de duels indécis et leur nature (PS/UMP ou autres). Rien là-dessus, que du baratin. Faudrait s’inspirer du regretté André Théron qd il clamait pour Tiercé Magazine « pas de blabla, des résultats ! ». 

 L’avantage de l’histoire fut que certains oublièrent qu’il restait encore dans ce pays près de 40 % de gens de sensibilité de gauche ; et que voulez-vous qu’ils fassent d’autres que de voter PS, même si l'état du parti désespère de plus en plus (cf les derniers déballages de Ségo, entre la rupture avec François et les thèmes de campagne qu’elle aurait défendus sans y croire une seconde...). Si je déplore la politique menée au sein du club brestois depuis un moment (erreurs de recrutement prévisibles, éviction de l’entraîneur Rust l’année dernière, manœuvres pour pousser le président à démissionner en décembre), je ne vais pas supporter les Merlus pour autant ! On n’a pas le choix… Et l’électorat de droite se démobilisa un peu entre les deux tours, pdt que ses dirigeants s’enflammèrent, croyant pouvoir faire passer n'importe quoi, comme la TVA sociale ; les Français ne sont pas des benis-oui-oui. Ils rêvaient de victoire historique, de ridiculiser le PS, promis après le PC à une extinction progressive…et ceux-ci réunis gagnent une cinquantaine de sièges par rapport à 2002 ! Ce fut un plaisir de voir cette droite arrogante, malgré sa satisfaction de façade, privée du triomphe annoncé, et se prendre même qq camouflets. On ne va pas se plaindre que des mecs qui traînent des casseroles et  reviennent blancs comme neige se fassent étaler (Juppé, Carignon) ; les Bordelais ont dû sanctionner aussi un maire qui n'est jamais là (soit au gouvernement, soit en étude comparée au Canada ; qu'il y retourne observer les caribous si l'écologie le botte à ce point.). Vous ne trouvez pas que tous ces mecs (Juppé, Fillon, Baroin, Woerth…) parlent tous sur le mê ton ? Ce ton assuré, commercial, grave et viril, cette voix de gorge qui grince un peu. Après cette élection ils sont obligés de mettre un petit bémol, c’est bien. 

La forte abstention fut par contre une déception. Il y a de quoi ê interloqué par le côté versatile, insaisissable des Français, mê si c’était pareil en 2002 et qu’il y a un essoufflement  naturel qd une législative suit une présidentielle. On est qd mê passé en 2 mois, d'un score quasi-historique pour une Présidentielle, à une abstention record pour une législative sous la V République !!!  A part ça les Français se réappropriaient l'espace politique, mon cul ! Il est plus facile de se passionner pour les médiatiques présidentielles que pour des candidats souvent inconnus, qd on rentre dans le fonctionnement technique des institutions il n'y a plus personne. Ceci est révélateur d’une absence de culture politique ; j’aurais aimé faire un sondage avant le premier tour sur les conditions requises pour être au second ; oulà, trop dur ça, tout juste s’ils savent ce qu’est une législative. Moi-même je ne savais pas trop  (12,5 % des inscrits) ; j’ai écouté les médias et cette info n’est jamais parvenue à mes oreilles, pourtant il y avait des spots à la télé tous les jours, c’était l’occasion de faire un peu de pédagogie, d’expliquer le B-A-BA, au lieu du bavardage stérile habituel.

Ensuite l'omnipotence UMP a peutê déjà posé comme une chape de plomb sur la vie politique, conduisant à une trop précoce résignation, la division de la gauche (ou mê des Verts), le sabordage de l'UDF (le Modem est mort-né) et l'impossibilité des petits partis d'obtenir des sièges venant renforcer la démobilisation. Enfin la concomitance des deux élections, associée à la durée identique des mandats conduit à une sclérose des institutions. Sauf événement particulier, qui n’est pas près de se reproduire depuis le fiasco de la dissolution de 97, les législatives vont se limiter à enregistrer les résultats de la présidentielle. Le gouvernement en place n’a mê plus à rendre compte devant le peuple en cours de mandat ; cela est dommageable, valait encore mieux une petite cohabitation de temps en temps. J’avais voté blanc au référendum sur le quinquennat ; j’aurais du voter « non » tiens…

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L
on voit le niveau de la droite en ecoutant parler devedjian : SALOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOPEEEEEEEEcomment peut on voter pour ça??? allez circulez ya rien a voir l incident est clos comme dirait fillon
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