Ce blog est en quelque sorte le prolongement de Net plus Ultra, livre co-écrit avec Laurent Quéré et retraçant les conversations sur Internet d'un groupe de trentenaires pendant 3 ans
Les premiers catalogues de jouets de Noël sont arrivés dans ma boîte un 17 octobre ! J'en fis part, consterné, à une collègue qui me répondit que ses enfants n'attendaient que ça ! Quelle époque on vit... Le seul avantage est peut-ê qu'Halloween, autre arnaque commerciale, semble passer un peu à la trappe. Mes vacances de Toussaint seront vécues pour elles-mê à savoir : décompresser un peu après cette 1ere phase dense au boulot et saisir la dernière chance de relancer ce blog ! Faut avouer que c'est dur à faire vivre au quotidien, quel autre fil rouge trouver que le feuilleton du championnat de France de foot ??? A ce propos…
Après deux saisons sur la corde raide le Stade brestois se complairait bien dans le ventre mou cette année. Le mirage d’une position plus flatteuse -aux pieds du podium- passé (au lendemain de la défaite à domicile contre Ajaccio), concentrons-nous sur cet objectif. Au tiers du championnat c’est plutôt bien parti car Brest compte autant de points aujourd’hui qu’à Noël l’an passé (18). L’équipe, plus séduisante et technique que sa devancière, dotée d’un potentiel offensif intéressant, semble néanmoins un peu juste pour viser plus haut. Le bloc défensif, reposant essentiellement sur la charnière centrale Casartelli-Jeannel depuis le départ de dernière minute de Poulard à Nantes, paraît un peu light. Joueurs un peu vieillissants ou jeunes du club débutant à ce niveau Ainsi on les a vu prendre deux buts coup sur coup à Nantes, Grenoble et Dijon. Sur les deux derniers matchs à domicile Brest a manqué le bon tournant, victime d’un manque de réalisme propre aux sans-grade : penalty raté à un quart d’heure de la fin contre Troyes (0.0), unique but du match offert à Ajaccio dès la 6ème minute sur une bévue défensive (passe en retrait mal assurée). La formation du rigoriste Gernot Rohr, qui restait déjà sur deux 0.0 à l’extérieur, ferma alors la boutique.
Quand le Stade rêve trop tôt de grandeur il est vite ramené à la réalité, tandis que du côté Valenciennois le conte fée semble continuer : deux montées en deux ans, un maintien en L1 assuré et un début de saison en haut des cimes, avant un logique tassement (moins spectaculaire que celui des Merlus cependant, amorcé soit dit en passant un soir de victoire nordiste au Moustoir ; j'y étais !). Le bilan valenciennois de 5V 3N 3D (identique soit dit en passant –toujours- à celui des brestois au mê stade - qui va s’enflammer) porte là aussi l’unique espoir de passer une saison plus éloignée des turbulences.
La Stella-Maris retrouvait, elle, la DSR 9 ans après : après un début inquiétant (1.4, 3.3 en championnat, élimination de la Coupe de France par une équipe hiérarchiquement inférieure) elle semble trouver ses marques (deux succès 2.1 dont un dernier assez probant contre Pont-l’Abbé alors leader).
Demain c’est le chaud derby Guingamp-Brest, c’est pourquoi il fallait faire ce bilan avant. Après, plus rien n’est comme avant, c’est un nouveau championnat qui commence ! Quoique l’issue ne pourra ê plus traumatisante que l’année dernière à FLB où les Brestois menant de deux buts à la pause s’étaient inclinés 3 à 2 ! Un cauchemar que je ne vécus heureusement pas en direct. Par contre j’irais bien voir le prochain match à domicile contre Sedan… muni de mon écharpe valenciennoise, c'est les mêmes couleurs, d'aucuns n'y verront que du feu.